Les origines de l'homéopathie
La naturopathie prend racine dans la Grèce antique, il y a près de 2500 ans. Elle est le fruit de découvertes et de travaux effectués par un médecin grec de l’île de Cos du nom d’Hippocrate.

Hippocrate de Cos (466–377 av. J.-C.)
Il fut le premier médecin occidental à envisager l’art de guérir de manière scientifique. Il rédigea un serment fameux donnant les règles de conduite étique précises quant aux divers comportements à adopter face aux malades. Il envisageait l’organisme humain et son environnement comme formant un ensemble complexe et interrelié en étroite relation avec les lois de la nature « le médecin doit imiter la nature ».
La première loi d’Hippocrate « Contraria contrariis curantur »
La guérison par les contraires (enantio-thérapie: contraire à la souffrance). La faim est équilibrée par la nourriture, la soif par la boisson, la chaleur par le froid, l’humidité par le sec, etc. Fondements même de la médecine traditionnelle chinoise.
Les fondements mêmes de la doctrine d’Hippocrate s’appuient sur l’absolue nécessité de reconnaître et de soigner la ou les causes exactes d’un état de morbidité et de ne pas se borner uniquement à ses effets. Pour ce faire, il a répertorié un ensemble de facteurs et de prédispositions du sujet à développer telle ou telle pathologie spécifique en réponse à un déséquilibre homéostatique. Ces facteurs étant liés à la génétique du sujet, à sa constitution, à son tempérament, à son alimentation et à l’environnement dans lequel il évolue. Hippocrate avait donc déjà découvert une notion essentielle : celle du terrain.
La seconde loi d’Hippocrate « Similia similibus curentur »
La guérison par les semblables (homéo-thérapie: semblable à la souffrance).

Dr Samuel Hahnemann (1755–1843)
Cette formule antique sera reprise quelque 21 siècles plus tard par le médecin allemand Christian Friedrich Hahnemann (1755-1843) qui en fera le cœur même de sa doctrine homéopathique. Ce dernier constate que les médicaments ne peuvent guérir que les maladies analogues à celles qu’eux-mêmes ont l’aptitude de produire chez les hommes en santé.
Hahnemann s’est donc rendu compte qu’une maladie naît d’un désaccord vital et qu’elle ne se révèle que dans la totalité de ses symptômes. Donc point d’effets sans causes.
Pour Hippocrate de Cos la morphologie d’une maladie étant essentiellement individuelle, il est alors illusoire et contre-productif de vouloir compartimenter et systématiser une thérapeutique par rapport à un symptôme donné. Il édicte ainsi le rapport holistique qu’entretient l’homme avec son environnement.
Il est essentiel d’intégrer que l’homéopathie est une médecine holistique (approche qui consiste à traiter la personne dans son ensemble plutôt qu'un organe ou une maladie spécifique) et énergétique (capable d'une action directe sur l'énergie vitale de l'organisme). Contrairement à sa cousine la phytothérapie, l'homéopathie n'utilise pas de doses dites pondérales (quantité de matière mesurable) mais des remèdes dilués et dynamisés. Cette particularité propre à l'homéopathie permet de donner à l'organisme une "information énergétique". Ce point est essentiel et lui permet, tout comme sa grande sœur l’acupuncture, d'agir de façon profonde et durable en réharmonisant l'énergie vitale de l'organisme.
Depuis Descartes, la médecine occidentale a systématisé les maladies et leurs remèdes. Cette systématique à vouloir tout compartimenter a diabolisé en quelque sorte la science (diable = celui qui sépare) et a grandement contribué à envisager l’organisme humain comme une vulgaire machine, répondant ainsi à une loi horizontale de causes à effets. Et comme le démontrera si magistralement René Guénon (1886-1951), toute science détachée de son principe transcendant sombre inévitablement dans l’horizontalité d’une collection matérialiste et stérile. Une voie malheureusement largement empruntée par la médecine classique moderne.
Aujourd’hui, de plus en plus de médecins s’ouvrent aux différentes thérapeutiques énergétiques les plus anciennes (médecine chinoise, homéopathie) comme les plus récentes (ostéopathie, méthode NAET, etc.).