Prenez soin de votre intestin et il vous le rendra au centuple !

Cette maxime démontre à quel point la sphère digestive est en lien direct avec de nombreux dérèglements allant des simples troubles digestifs (dyspepsie, lourdeurs, douleurs, ballonnements) jusqu’aux maladies systémiques, auto-immunes et dégénératives telles que la fibromyalgie, les douleurs articulaires, les allergies, l’eczéma, la maladie coeliaque, la maladie de Crohn, la récto-colite hémorragique, et les troubles mentaux tels que l’autisme, l’hyperactivité, la dysléxie, la dépression (1), etc.

Importance du SIBO dans le diagnostique du côlon irritable. À l’heure actuelle une des causes les plus fréquentes de troubles intestinaux, abusivement rangée dans la catégorie fourre-tout de syndrome du colon irritable, est le SIBO (60% des cas). Cet acronyme signifie une hyper prolifération bactérienne de l’intestin grêle. Ceci va induire un grand nombre de symptômes comme ballonnements, flatulences, reflux gastriques, douleurs abdominales, diarrhées, migraines, éructations, etc. En effet, le rôle premier de l’intestin grêle est d’absorber les aliments. Si cette absorption ne se fait pas correctement, et que l’activité du Complex Moteur Migrant (CMM) dont le rôle est de faire migrer les débris non digérés vers le colon, alors ces débris seront métabolisés par des bactéries pathogènes. Ces dernières vont de par leur activité produire un ensemble de troubles comme des ballonnements, douleurs, remontées acides, etc. et également altérer la barrière intestinale avec tous les problèmes qui vont en résulter intolérences alimentaires, fatigue chronique, etc. (voir diagramme ci-dessous).

Le test de choix pour diagnostiquer un SIBO s’effectue en mesurant la quantité d’hydrogène expiré sur une période de 90 minutes suite à l’absorption d’un sucre complexe le lactulose. (voir test)

Troubles digestifs : Plusieurs co-facteurs impliqués

  • la modification de la flore bactérienne par la cortisone, les antibiotiques, la pilule contraceptive, etc.
  • les intolérances alimentaires (2)
  • les allergies alimentaires
  • la candidose digestive (3)
  • le déficit de sucs gastriques et d’enzymes digestives
  • l’intoxication aux métaux lourds par les plombages, les vaccins, la nourriture, etc.
  • les pesticides
  • le stress
  • les mauvaises habitudes alimentaires

Il s’agira alors de dépister les causes exactes des symptômes.
Il existe aujourd’hui des tests biologiques fiables qui permettent de mettre en évidence les sources du dérèglement digestif.

La mesure des gaz intestinaux (hydrogène, méthane, sulfure d’hydrogène) permet de comprendre précisément quel type de population bactérienne prédomine dans votre intestin grêle ainsi que votre niveau d’intolérance aux différents sucres que sont le lactose et le fructose.

Cet examen nous donne des informations sur les paramètres suivants :

– la présence d’un excès de bactéries pathogènes logées dans le gros intestin

– la capacité des enzymes digestives à décomposer correctement les trois grands groupes alimentaires que sont les protéines, les sucres et les graisses

– la présence d’une candidose digestive, d’une inflammation intestinale de type spécifiquement MICI (Crohn ou Réctocolite hémorragique)

– la présence d’une carence ou d’une surexpression immunitaire (IgAs) au niveau de la muqueuse intestinale

– l’état de la muqueuse intestinale à savoir si elle est suggète à une hyperperméabilité intestinale favorisant l’apparition de différents troubles systémiques (allergies, intolérances, maladie auto-immune, résistance à l’insuline, troubles cognitifs, etc.)

Les résutats de l’examen FlorinScan se présente de la manière suivante :

 

Les résultats obtenus pourront alors nous faire adopter un traitement spécifique avec des antifongiques sous forme d’huiles essentielles, des probiotiques ou encore une éviction alimentaire ciblée.

Une simple éviction alimentaire du gluten et des produits laitiers animaux donne déjà des informations intéressantes quand à la sensibilité de ces allergènes consommés quotidiennement par la grande majorité des gens.

 

L’intestin en quelques chiffres :

  • 100 millions de neurones qui sécrètent au moins 20 neurotransmetteurs identiques à ceux produits par le cerveau (sérotonine, noradrénaline, dopamine, etc.). On comprendra alors l’implication des troubles comportementaux liés à un déficit de production de ces neurotransmetteurs.
  • Constitue 70 à 80 % du système immunitaire de l’organisme. On comprendra alors le rôle essentiel que joue la barrière intestinale dans la vigilance virale et bactérienne.
  • Héberge 100 000 milliards de bactéries réparties en plus de 400 espèces différentes. Ces bactéries siègent dans le gros intestin et participent aux flores de fermentation des glucides et de putréfaction des protéines.
    Chaque individu possède sa propre signature bactérienne. Le bébé naît avec un intestin vierge et c’est par le biais du lait maternel que son intestin va être colonisé.

(1) Le syndrôme entéropsychologique – Dr. Natasha Campbell-McBride
(2) L’immuno-nutrition, se nourrir selon son immunité – Dr Dominique Rueff – éd. François-Xavier de Guibert
(3) « Je me sens mal mais je ne sais pas pourquoi » – Dr. Ph.-G. Besson – éd. Jouvence
(4) Le charme discret de l’intestin – Giulia Enders – éd. Actes sud